Maxi Sánchez, ancien numéro 1 mondial en 2018 et figure emblématique du padel, a récemment partagé son expérience lors du FIP Platinum de Marseille. À l’approche de ses 40 ans, il revient sur ses débuts, sa génération dorée, l’évolution du circuit et son regard d’expert sur le padel moderne.
Les Débuts de Maxi Sánchez
Originaire d’Argentine, Maxi Sánchez a commencé sa carrière dans les années 1990. À six ans, il prend sa raquette pour la première fois, inspiré par ses parents qui jouent déjà au padel. Le sport devient rapidement une affaire familiale, avec des tournois locaux et des voyages ensemble. « Cela m’a fait tomber amoureux du padel », se remémore-t-il.
Dès l’âge de 12 ans, il entame un programme d’entraînement structuré, intégrant préparation physique et coaching. À 15 ans, il rejoint le circuit professionnel. « J’aimais la compétition et les entraînements. Cela s’est fait naturellement », exprime-t-il.
Un Tournant en Espagne
À 19 ans, Maxi Sánchez prend la décision de quitter son pays natal pour s’installer à Madrid. Cette étape marque un tournant décisif dans sa carrière. « J’ai passé 19 ans en Espagne, en compétition permanente. C’était crucial pour mon développement », souligne-t-il. Ce choix lui permet de se frotter aux meilleurs et de progresser dans un environnement compétitif.
Sa passion pour le padel reste intacte au fil des années. « J’aime toujours la compétition, les lieux où je joue et les voyages. L’évolution du padel me fascine », confie-t-il.
Une Génération d’Excellence
Maxi Sánchez évoque avec émotion sa génération, composée de joueurs emblématiques comme Juan Martín Díaz, Fernando Belasteguín et Sanyo Gutiérrez. « C’était la plus belle génération de l’histoire du padel », affirme-t-il. Pour lui, ces joueurs ont non seulement été des idoles, mais ont également contribué à l’essor du padel.
Il souligne l’importance du collectif : « Ils ont fait grandir le padel, et je leur suis reconnaissant pour cela. » Cependant, il n’hésite pas à exprimer son admiration pour le padel moderne, où des jeunes talents comme Tapia et Galán élèvent le niveau de jeu à des sommets inédits.
- Agustín Tapia : créatif et spectaculaire
- Ale Galán : puissant et rapide
- Le niveau actuel : jamais atteint auparavant
Les Défis du Circuit Actuel
Interrogé sur les séparations fréquentes entre les joueurs, notamment en 2025, Maxi Sánchez partage un avis lucide. « Les jeunes cherchent des résultats rapides, une tendance que je trouve contre-productive. » Selon lui, les projets à long terme sont souvent les plus fructueux.
Il rappelle son propre parcours avec Sanyo Gutiérrez, qui a conduit à leur ascension au sommet. « Le temps permet de progresser, tant sur le plan personnel que comme partenaires. » Bien qu’il plaide pour une certaine stabilité, il reste ouvert à l’idée de changements en cas de blessures.
Présent en France pour la première fois, Maxi Sánchez est impressionné par l’accueil et la qualité des infrastructures lors du FIP Platinum de Marseille. « La France s’efforce de devenir une véritable puissance dans le padel », constate-t-il. Il rend hommage au travail de la Fédération Française qui, selon lui, contribue à une meilleure expérience pour les joueurs.
Un autre aspect qui l’a séduit est la culture sportive en France. Les passionnés de sport comprennent véritablement les enjeux des compétitions. Sa visite au Vélodrome a été mémorable, évoquant une atmosphère proche de celle des stades argentins.
En parlant des joueurs qui l’enthousiasment aujourd’hui, Maxi Sánchez ne tarit pas d’éloges pour Agustín Tapia et Ale Galán. Les deux joueurs, selon lui, participent à l’essor du padel mondial. Même s’il reste curieux face aux innovations comme le Starpoint, il se montre mesuré après une première expérience.
Maxi Sánchez a réalisé son rêve de devenir numéro 1 mondial, mais il aspire à encore plus. « Mon rêve est de continuer à apprécier la compétition et de rester en bonne santé. J’aimerais aussi voir le padel aux Jeux Olympiques. » Pour lui, le padel est en pleine expansion, et son histoire ne fait que commencer.

