Avec une carrière impressionnante et une passion intacte, Alejandra Salazar se prépare à marquer la fin d’une ère en annonçant que la saison 2026 sera sa dernière en tant que joueuse professionnelle. À 38 ans, elle aborde cette ultime étape avec un mélange d’excitation et de sérénité. Dans une interview accordée à SPORT, elle partage ses réflexions sur son parcours, la transformation du padel et les défis de la discipline.
Un parcours riche au sein du padel moderne
Alejandra Salazar a connu un parcours exceptionnel dans le monde du padel. Malgré les succès, elle aborde la fin de sa carrière sans nostalgie, mais avec lucidité. « La saison a été super longue », explique-t-elle. En effet, les joueurs ont été soumis à un rythme effréné, disputant plus de 30 semaines de compétitions, sans compter les événements et exhibitions. Ce rythme intense nécessite une préparation mentale et physique sans précédent.
Pour Salazar, la fierté se mêle à la fatigue. « C’est incroyable de voir le padel se développer dans des endroits où l’on n’aurait jamais pensé le voir », déclare-t-elle. Son année a été marquée par une stabilité et une performance solides, ponctuées par des moments forts comme sa participation au Master Final, où elle a côtoyé les 16 meilleures joueuses du monde.
Une évolution notable du padel féminin
La transition du padel à ses débuts à aujourd’hui est saisissante. Salazar remarque que les jeunes joueuses bénéficient désormais de structures et d’un soutien bien plus importants. « Quand j’avais 16 ans, je ne me percevais pas comme une joueuse professionnelle. Je m’occupais de mes études », se souvient-elle. Aujourd’hui, les jeunes athlètes vivent pleinement pour le padel dès leur adolescence, affichant une maturité impressionnante.
- Accès à des entraîneurs de haut niveau
- Infrastructure dédiée au développement des talents
- Opportunités de compétitions internationales dès le début de leur carrière
Cette évolution du sport est un motif de fierté pour Salazar, qui se réjouit de voir de nouvelles générations émerger avec des ambitions claires et des objectifs définis.
Les dynamiques changeantes des partenariats
Le padel moderne est aussi marqué par des changements fréquents de partenaires, ce qui suscite des débats. Salazar, cependant, voit cela sous un angle nuancé. « Cela apporte de la vie et de la curiosité », précise-t-elle. Néanmoins, elle met en garde contre une évolution trop rapide qui complique la construction de relations solides. « Seules les meilleures joueuses peuvent choisir leurs partenaires, tandis que d’autres doivent souvent composer avec les options disponibles », constate-t-elle.
Elle rend hommage à des duos comme celui d’Ari Sánchez et Paula Josemaría, qui ont su résister à cette instabilité. La force des liens tissés au fil des compétitions a été cruciale dans leur succès. « Ces batailles sur le terrain nous ont fait grandir mutuellement », témoigne-t-elle avec émotion.
Une dernière saison pleine d’émotions
Pour Salazar, 2026 représente bien plus qu’une simple année de compétition. « Je souhaite vivre chaque moment intensément et donner le meilleur de moi-même », confie-t-elle. Actuellement, elle traverse une période de réflexion quant à son futur partenaire, n’ayant pas encore tranché. Cette phase de tranquillité lui permet de s’interroger sur la suite de sa carrière.
Elle garde en mémoire ses derniers moments sur le terrain, appréciant chaque match et chaque interaction. Avec un potentiel immense, elle évoque également Martina Calvo, sa partenaire de fin d’année, qu’elle considère comme une joueuse prometteuse, même si le chemin peut parfois diverger.
En somme, le parcours d’Alejandra Salazar dans le monde du padel est emblématique d’une génération qui a contribué à l’essor de ce sport. Son départ marquera une page importante, mais son héritage continuera d’inspirer les futures générations de joueuses.

